Résumé

Du Devoir électoral, lettre aux électeurs (1889)

C'est la conscience seule du devoir électoral qui justifie le droit de vote. Est-ce que nous méconnaîtrions la portée de ce devoir ? Seraient-ils dans le vrai, les contempteurs du suffrage universel, lorsqu'ils soutiennent que le mérité d'un candidat nous froisse s'il est supérieur au nôtre? Seraient-ils dans le vrai, lorsqu'ils affirment que le suffrage n'est que le jouet des ambitieux, à moins qu'il ne soit l'esclave de passions irréfléchies, sorte de masse flottante à qui manque le gouvernail et qui, désemparée, suit comme une épave tous les courants qui la veulent emporter.
Source : Gallica

Du Devoir électoral, lettre aux électeurs (1889)

Assurons-nous de l'intelligence du candidat, de son honnêteté, de ses convictions politiques ; et si, sous tous ces rapports, il nous agrée, nommons le, sans lui tracer d'autre règle de conduite que d'être fidèle à lui-même: c'est un homme libre qu'il nous faut et non un esclave.
A moins que nous ne soyons persuadés que la seule qualité de citoyen électeur et éligible nous fait, de plein droit, dépositaires de la quintessence intellectuelle, et nous vaut la science, aussi infuse que spontanée, de la politique ; ce qui serait un beau succès pour le suffrage universel.
Source : Gallica

Du Devoir électoral, lettre aux électeurs (1889)

Les avantages qu'il en pourra retirer pour lui-même doivent n'avoir nulle influence sur nos décisions. Que le suffrage soit égoïste, car il ne doit rien à personne; qu'il ne donne jamais une candidature comme une faveur ou une récompense. Que dirait-on d'un souverain qui choisirait de mauvais ministres, ou de ministres qui nommeraient de mauvais employés ? C'est le suffrage universel qui est le souverain aujourd'hui : qu'en devraiton penser et dire s'il se montrait léger ou aveugle dans ses choix ?
Source : Gallica

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