Résumé

Un Scandale politique. Le Marquis de La Jonquière… (1870)

Tout en rendant justice à votre intention, elle me charge de vous témoigner ses regrets pour la phrase où, parlant du dévouement du ministère actuel, vous semblez mettre en suspicion celui des ministres qui ont été relevés de leurs fonctions.
Son Excellence a daigné dire que les ministres aujourd'hui tombés, étaient dévoués à l'Empereur, comme vous-même vous étiez dévoué à ses ministres. Il n'y a qu'un ministre, comme il n'y a qu'un préfet, toujours le même, sous divers noms, et qui est imperturbablement dévoué à la dynastie existante.
Source : Gallica

Un Scandale politique. Le Marquis de La Jonquière… (1870)

M. Taffanel de La Jonquière ose dire aux habitants de l'Aude, qui connaissent ses antécédents et ses tendances, que, « sous le régime des principes nouveaux, l'électeur ne s'inspirera que de sa conscience qui ne relève d'aucune puissance humaine ! » Mais où prenait-il ses inspirations et de qui relevait sa conscience sous le régime ancien? M. Taffanel de La Jonquière pourrait nous le dire mieux qu'un autre, car son administration pendant vingt ans a été la négation constante des principes dont il se fait aujourd'hui l'ardent néophypte.
Source : Gallica

Un Scandale politique. Le Marquis de La Jonquière… (1870)

Le département de l'Aude tout entier dénonce à haute voix cette omission ou cette erreur : " Quoi ! notre préfet ne part pas ! Quoi! M. le marquis nous reste ! »
Et la moitié du département murmure : « Tolle ! » tandis que l'autre moitié ajoute : « Libera nos ! » Ces braves gens perdront-ils leur latin à protester ?
Ce qui est certain, monsieur le Ministre, c'est que le maintien du marquis Taffanel de la Jonquière semble le résultat d'une gageure incompréhensible.
Source : Gallica

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