Adhémard Lesfargues-Lagrange

Résumé

Adhémard Lesfargues-Lagrange Les grands petits hommes du journal la Victoire… (1879)

Parce que ces prétendus radicaux ou socialistes ont juste comme la valeur d'un pain à cacheter de radicalisme ou de socialisme collé au bout de la langue. Fondamentalement, il n'y a rien chez eux en fait de principes. Leur langue est tout à la fois une lettre d'avis, une lettre de change et un capital.
Ah ! c'est une rude question que la question sociale. C'est un véritable écheveau qui s'embrouille d'autant plus qu'on l'agite avec fureur. A coup sûr, ce ne sont pas ceux qui s'intitulent bruyamment des socialistes qui le débrouilleront.
Source : Gallica

Adhémard Lesfargues-Lagrange Les grands petits hommes du journal la Victoire… (1879)

Et si l'on venait me parler de la « voix du peuple » à propos de l'élection de la première circonscription de Bordeaux, je répondrais que cette voix du peuple a au-dessus d'elle la voix du peuple même, la voix de toute la nation.
La France intelligente, laborieuse, honnête a horreur des Blanqui de tous étages. Elle a horreur du socialisme, de la Commune et de ses dérivés.
Source : Gallica

Adhémard Lesfargues-Lagrange Les grands petits hommes du journal la Victoire… (1879)

C'est un Blanqui au petit pied : « Renversons, renversons toujours ! après nous le déluge ! »
Hélas ! on commence à être rassasié de cette politique de renversement, qui tue le commerce, qui jette le trouble dans les consciences, parce que l'on pressent où tout cela peut nous conduire.
Quand là France possédera assez d'Aimelafilles, la solution ne se fera pas longtemps attendre. Il n'y a pas deux manières de régler un compte avec des gens qui portent la tête d'autant plus haute que leurs convictions politiques se dédoublent dans leurs bottes où elles habitent un sous-sol digne d'elles.
Source : Gallica

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