Résumé

Le socialisme en 1850, lettres sur les réunions électorales du parti socialiste… (1850)

Le citoyen Miot a commencé ainsi : « L'heure est solennelle ; vous êtes comme les preux d'autrefois, vous faites la veillée des armes. De l'urne électorale doit sortir la paix ou la guerre. Si la guerre en sort, si la démocratie succombe, la lutte sera terrible, oui, terrible pour vous et pour l'Europe entière. Et les misérables qui l'auront provoquée l'expieront par une chute sanglante et définitive : il ne restera d'eux qu'un nom maudit. »
Un autre orateur a fait un éloge pompeux de la générosité dupeuple après février.
Source : Gallica

Le socialisme en 1850, lettres sur les réunions électorales du parti socialiste… (1850)

Le citoyen Joly père s'était rendu à la réunion socialiste de Saint-Denis. Il était là, au bureau, l'oeil fier, le front radieux, se préparant à entrer dans la lice. Plusieurs citoyens font l'éloge du socialisme; le citoyen Joly père donne le signal des bravos. Mais, ô surprise ! un orateur dit nettement que le président de la République est un homme de bonne foi; on applaudit : le citoyen Joly père, étonné, s'inquiète. Un autre orateur proclame qu'à ses yeux Louis-Napoléon est le sauveur du pays ; on applaudit plus fort: le citoyen Joly père ne veut plus parler et se retire.
Source : Gallica

Le socialisme en 1850, lettres sur les réunions électorales du parti socialiste… (1850)

Comment ne pas applaudir un orateur si courtois? Le citoyen Duché s'adresse aux femmes, il les engage à faire voter leurs hommes : il leur rappelle la maxime : « Ce que. femme veut, Dieu le veut. » Il y avait dans l'auditoire quinze ou vingt citoyennes : elles ont paru fort sensibles au compliment.
Le citoyen Chauvin, après ce discours d'Athénien, a parlé avec l'austérité d'un Spartiate. « Nous n'avons qu'une république de nom ; mais les Montagnards veulent le socialisme, et ils l'auront. Celui qui ne votera pas bien est un traître à la patrie. »
Source : Gallica

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