Joannès Guetton

Résumé

Joannès Guetton Six mois de drapeau rouge à Lyon… (1871)

Et, pour aller plus loin, c'est le drapeau rouge qui a été le signal des insurrections de Paris, de Toulouse, de Marseille, de toutes les insurrections qui se sont produites depuis le 4 septembre.
C'est encore à l'ombre du drapeau rouge que les assassins de Paris ont fusillé des généraux, un archevêque, des prêtres, des femmes, des vieillards, des enfants et qu'ils ont incendié la capitale.
Le drapeau rouge a toujours été et sera toujours un signal de désordre : c'est l'étendard du sang, c'est le fanion du crime et de l'insurrection.
Source : Gallica

Joannès Guetton Six mois de drapeau rouge à Lyon… (1871)

A ce moment, un citoyen a le courage, — il en fallait pour cela, — de demander la parole contre ces propositions. Ce fut le signal d'un tumulte inexprimable. Et nous avons vu, sans nous en étonner, car nous nous y attendions, le citoyen-président Saigne refuser la parole. Toujours la liberté ! Le courageux interrupteur proteste énergiquement. Alors le président Saigne s'emporte et s'avance menaçant vers lui. L'orateur descend de la tribune, la foule l'environne, le houspille. Le tumulte va croissant. Les vitres volent en éclats. Les plus timides s'enfuient.
Source : Gallica

Joannès Guetton Six mois de drapeau rouge à Lyon… (1871)

Le mercredi, 28 septembre, vers midi, on voyait déboucher par la rue Puits-Gaillot une immense colonne de plusieurs milliers d'ouvriers, sans armes, portant un drapeau rouge frangé d'or ; à leur tète marchait le citoyen Saigne, tête nue, ses longs cheveux en désordre, assisté des orateurs ordinaires de la Rotonde.
En peu de temps, les ouvriers ont envahi la place des Terreaux métamorphosée en une mer houleuse de blouses, — de blouses surtout, — de paletots, de chapeaux et de casquettes.
Il se fait, parmi ces milliers d'hommes, un grand silence
Source : Gallica

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