Résumé

Louis Garel La Révolution lyonnaise depuis le 4 septembre (1871)

Cette révolution, il ne faut pas qu'elle s'effectue et elle ne le peut, par l'autorité, par l'état, par l'unité, mais bien par l'entente commune et libre des intérêts, délivrés de toute sujétion et de toute influence, par la coordination des forces de chaque homme, de chaque cité, de chaque province, par la fédération administrative, productive et commerciale. Dès-lors, en place du drapeau tricolore, labarum gouvernemental, militaire et religieux, se dresse le drapeau rouge, guidon du citoyen.
Source : Gallica

Louis Garel La Révolution lyonnaise depuis le 4 septembre (1871)

Le Comité de salut public ne rencontrait aucun mauvais vouloir de la population, qui applaudissait à ses affiches appelant à l'ordre public et à tous les efforts possibles pour la défense, proclamant amnistie pleine et entière pour les délits politiques et pour les délits de grève , d'association et de réunion, et n'usant de la force qu'on lui accordait, et de son droit que l'on consacrait, que pour des causes justes. Le peuple avait en lui pleine confiance et renaissait, calme et fort, à la vie politique qu'on lui avait trop longtemps déniée.
Source : Gallica

Louis Garel La Révolution lyonnaise depuis le 4 septembre (1871)

Sans attendre cette entente commune, le 13 août, sur la place de la Croix-Rousse, un homme dévoué et loyal, un brave citoyen qu'exaltaient les malheurs de la patrie, Joseph Lentillon, fit appel aux ouvriers, aux hommes, aux femmes, aux mères. Bon et simple de coeur, ne pouvant croire au mal, peu politique, optimiste et voyant tout à travers le prisme d'une imagination généreuse, il avait formé le projet de réunir en colonnes la population du faubourg et d'aller à leur tête présenter au préfet ses justes réclamations et demander pour le salut de la France le gouvernement républicain.
Source : Gallica

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