Résumé

François Dutacq Histoire politique de Lyon pendant la révolution de 1848… (1910)

Censeur, 1-2 mai 1848. « Citoyens, mon ordre du jour semble avoir été mal interprété. N'ayant en vue que l'union de tous les citoyens, je n'ai pu séparer le peuple de la garde nationale, puisque la garde nationale, c'est le peuple tout entier; je n'ai voulu, non plus, incriminer aucun ordre d'idées. Je sais trop que la République n'est possible qu'avec la liberté pleine et entière de penser. La République est le seul gouvernement qui puisse donner satisfaction à tous, tous lui doivent leur concours, le mien lui est assuré. Vive la République! »
Source : Gallica

François Dutacq Histoire politique de Lyon pendant la révolution de 1848… (1910)

« Prenez garde, le communisme envahit la population de nos grandes villes, qu'il inonde de ses écrits. Lyon, par exemple, est possédé par le communisme. Et l'ardeur qu'il excite pour l'étude de ses théories est telle que quand on entre dans un atelier, on voit le travailleur placé entre son travail et sa brochure, ayant un oeil sur son métier, et l'autre sur son livre. » (Siècle, 13 septembre 1847, cité par J. Godart, Les origines de la coopération lyonnaise, dans la Revue d'Histoire de Lyon, III, p. 338.)
Source : Gallica

François Dutacq Histoire politique de Lyon pendant la révolution de 1848… (1910)

Travailleurs de la terre ou travailleurs de l'usine croyaient que la Révolution leur donnait le droit de se mettre en dehors des lois qui protègent la propriété. Le peuple devenait souverain ; l'autorité oppressive de l'Etat si longtemps personnifiée par la police devait donc disparaître. Car les hommes frustes qui n'avaient jamais senti peser sur eux les responsabilités et les devoirs du citoyen conscient de sa force et de son pouvoir, se forgeaient cette égoïste conception de la liberté, qu'ils confondaient avec le désordre et l'anarchie.
Source : Gallica

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