Résumé

Émile Thomas Histoire des Ateliers nationaux considérés sous le double point de vue politique et social… (1848)

Il n'y a d'autre organisation du travail que sa liberté ; il n'y a d'autre distribution des salaires que le travail lui-même , se rétribuant par ses oeuvres et se faisant à lui-même une justice que vos systèmes arbitraires ne lui feraient pas ; le libre arbitre du travail, dans le producteur, dans le consommateur, dans le salaire , dans l'ouvrier, est aussi sacré que le libre arbitre de la conscience dans l'homme.
Source : Gallica

Émile Thomas Histoire des Ateliers nationaux considérés sous le double point de vue politique et social… (1848)

Ce que nous voulons, c'est que la confiance revienne, que les travaux reprennent leur cours, que l'ouvrier gagne honorablement un salaire suffisant, au lieu d'être réduit à la misère et forcé d'accepter un secours insuffisant. Ce que nous voulons surtout, c'est cette noble et sainte fraternité, être unis pour être forts ; l'ouvrier n'a besoin de personne pour s'organiser, il s'organisera bientout seul quand il sentira l'appui unanime de ses frères, surtout quand sa vie matérielle lui sera assurée par un travail régulier et honorablement rétribué.
Source : Gallica

Émile Thomas Histoire des Ateliers nationaux considérés sous le double point de vue politique et social… (1848)

Et d'ailleurs où s'arrêterait ce que vous appelez travail, et par conséquent l'organisation du travail? Eh qui donc ne travaille pas et n'aurait pas, selon vous, le même droit de demander que la société réglât, fixât, assurât le prix de son travail ou de son salaire! Depuis le fonctionnaire jusqu'au manoeuvre , la société n'est-elle pas une échelle non-interrompue de travailleurs? Professions intellectuelles, avocats, médecins, artistes, agriculteurs, écrivains, vous ! moi ! qui donc ne travaille pas pour sa part de salaire social?
Source : Gallica

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