Résumé

Eugène Jobard Notre Procès. Une page de l'histoire de la presse dijonnaise… (1894)

Sous la direction d'un préfet très agité et d'un rédacteur surexcité par la croix de la Légion d'honneur avec laquelle le gouvernement venait de récompenser, le 15 août, à l'occasion de la fête de l'Empereur, ses merveilleux succès électoraux, le Moniteur de la Côte-d'Or se trouvait dans la position d'un navire dont l'équipage affolé manoeuvrait contre toutes les règles du plus simple bon sens. Aussi les hommes les plus sérieux et occupant dans le département les situations les plus considérables, commençaient à s'en éloigner, comme d'un journal compromettant.
Source : Gallica

Eugène Jobard Notre Procès. Une page de l'histoire de la presse dijonnaise… (1894)

Si quelquefois un candidat malheureux et naturellement irrité, atteint par quelques allusions ou quelques traits directs dans lesquels il voulait reconnaître la collaboration d'un de ses ennemis, mettait le journal en demeure de le découvrir, il rencontrait toujours devant lui, non pas un simple gérant n'ayant qu'une responsabilité illusoire, mais un rédacteur en chef, revendiquant et acceptant hautement les responsabilités de ses articles ou de ceux publiés sous sa direction.
Source : Gallica

Eugène Jobard Notre Procès. Une page de l'histoire de la presse dijonnaise… (1894)

Non, M. le préfet ! Et en m'efforçant à mon tour de reprendre le calme qui m'avait également abandonné, je continuai en accentuant nettement mes phrases : Non, ce n'est pas un coup de tête, c'est un projet longuement et mûrement étudié, et dont j'ai pesé et examiné toutes les conséquences, même les plus fâcheuses.
M. Galpin, très ému, nous accompagna jusque dans la rue de la Préfecture. M. le baron Jeannin, nous dit-il, est très bon, croyez-le ; il a, c'est vrai, des emportements subits, mais il revient très promptement et souvent il les regrette sincèrement.
Source : Gallica

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