Charles Deslys

Résumé

Charles Deslys L'honneur de la marquise (1882)

Un sourire d'une certaine amertume retroussa la lèvre de Vivonne. L'ombre d'un triste soupçon passa sur ses traits.
- Qu'avez-vous ? demanda vivement Henriette.
- Il s'était fait une loi de la franchise, il répondit : — Est-ce pour moi, madame, ou pour M. Cavaglia que vous tremblez ainsi ?
— C'est pour mon enfant, répliqua-t-elle. La plus terrible menace contenue dans la lettre est celle-ci : « Si je succombe, vous ne la reverrez jamais ! »
Vivonne, à son tour, lui tendit la main : — Pardonnez une mauvaise pensée, madame. Quoi qu'il arrive, je ne me battrai pas avec lui.
Source : Gallica

Charles Deslys L'honneur de la marquise (1882)

Emmeline n'est plus.
Mais une autre enfant du même âge sourit dans les bras d'Henriette, son heureuse mère.
Le marquis de Vivonne est la providence de la vallée de la Reuss.
Si jamais vous passez par Altorf, le comte Sigismond vous regardera peut-être de travers , au cas où vous ne témoigneriez pas assez de respect à l'écusson d'Hospentlial.
Zug et Yambo sont toujours là, veillant autour de l'enfant, comme si quelque danger menaçait son berceau.
Mais non, plus de périls, plus de menaces. Tout est sauvé, tout est assuré, non-seulement l'honneur, mais encore le bonheur de la marquise.
Source : Gallica

Charles Deslys L'honneur de la marquise (1882)

La Kanderine, ma femme, en aura soin.
- Qu'en dit-elle ?
— Heu! Heu!
— Oh! s'écria Rodolphe, il faut que je la rende à sa mère !
— Soit! dit Faulhorn. Apprenez-moi son nom, son adresse, et j'irai la lui rendre.
Son sourire, son regard ajoutèrent: — Ah! si je l'avais su, ce serait déjà fait.
A peine Cavaglia avait-il entendu ces paroles; le combat
quise livrait en lui l'absorbait tout entier. L'élan du bien venait d'avoir lieu ; il y eut le retour du mal.
— Et ma fille l'appellerait son père !. Henriette l'en aimerait davantage encore, lui!. M'a-t-elle jamais aimé, moi?.
Source : Gallica

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