Résumé

Dictionnaire historique de la langue française… (1865-1894)

FÉNELON, Réflexions pour tous les jours du mois, XXVe jour.
Comptez que partout où je serai, vous aurez sur moi un
empiie absolu.
VOLTAIRE, Lettres, 4 juillet 1743.
Use surtout mon coeur de puissance absolue.
P. CORNEILLE, la Place royale, III, 8.
ABSOLU se dit, par extension, de l'esprit, du langage, du ton, pour Décidé, impérieux, despotique :
Le coeur ne se conduit pas d'après la justice ; il est despote et absolu.
Je n'ai jamais connu d'équivalent, de dédommagement à rien de ce que j'ai désiré; la passion est absolue.
Source : Gallica

Dictionnaire historique de la langue française… (1865-1894)

L'idée de la mort a été quelquefois présentée sous la figure d'un abîme où tout va se perdre.
De quelque superbe distinction que se flattent les hommes, ils ont tous une même origine, et cette origine est-petite; leurs années se poussent successivement comme les flots, ils ne cessent de s'écouler; tant qu'enfin, après avoir fait un peu plus de bruit et traversé un peu plus de pays les uns que les autres, ils vont tous ensemble se confondre dans un abisme où l'on ne reconnoît plus ni princes, ni rois, ni toutes ces autres qualités superbes qui distinguent les hommes.
Source : Gallica

Dictionnaire historique de la langue française… (1865-1894)

C'est de ces deux manières aussi qu'a été employé, une fois transcrit, soit des Grecs, soit des Romains, ou des uns et des autres ensemble, notre mot ACADÉMIE.
Un tel emploi, tout érudit, ne pouvait de longtemps devenir vulgaire. Voilà sans doute pourquoi le mot ACADÉMIE manque à tous nos vieux lexiques. On lit dans Pellisson que par un oubli bizarre il manquait également à la première rédaction du Dictionnaire de l'Académie.
Pris dans son sens primitif et propre, ACADÉMIE désigne Le jardin d'Acadénius, le lieu de promenade fréquenté par Platon, ses disciples, ses successeurs.
Source : Gallica

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