Augustine Gottis

Élements biographiques

Augustine Gottis Le Jeune Loys, prince des Francs…

« Tu ne penses pas, cher Grimoald, dit le duc, que je sois nullement touché de la douleur de la reine ?... Enfin, le sort commence à me servir : un de plus, et je touche aux pieds du trône... Bientôt... vous surtout, Ingonde ».
« Pardonnez, Seigneur, si je détruis le rêve qui vous égare ; mais, il est loin encore ce trône où vous aspirez ! Clodomir existe ; et ne lui reste-t-il pas un fils ? La mort peut, il est vrai, frapper d’un instant à l’autre ce jeune enfant qui vous éloigne de la couronne ; enfin, pourquoi vous abuser ? Le roi n’a-t-il pas des frères ?... »
Source : Wikisource

Augustine Gottis Le Tasse et la princesse Eléonore d'Est… (1841)

Enfin Éléonore releva le Tasse, et le voile entièrement baissé sur sa figure pâle et décolorée, elle dit à voix basse : Vous m'aimez ! je le savais, je l'avais deviné! se trompe-t-on aux sentimens qu'on inspire! vous m'aimez! je vous le pardonne, Torquato, oui, je vous le pardonne, car votre amour est un bonheur que j'ai rêvé depuis le premier jour où je lus votre Renaud; moi aussi, j'aime... j'aime... ne pâlissez pas ainsi... c'est vous! c'est vous! Transporté, il retombe aux pieds de celle qui vient de lui avouer son amour; il pleure, il est dans le délire.
Source : Gallica

Augustine Gottis Jeanne d'Arc, ou l'Héroïne française… (1822)

Brave héroïne, dit la belle favorite avec une voix douce, et levant ses yeux baignés de pleurs, sur la figure sévère de Jeanne, brave héroïne, hélas, vous ne connaissez pas la puissance d'un sentiment profond, et exclusif ! Vous ne savez pas quels tourmens amène l'absence ! Vous ne savez pas quelles angoisses pressent le coeur ! Toute entière à la gloire, l'amour, n' a point d'empire sur votre âme ! Vous êtes heureuse, trop heureuse de ne point éprouver ce tyrannique sentiment ! Moi, j 'aime Charles, je l'aime plus que ma vie, plus que moi-même !
Source : Gallica

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