Résumé

Augustine Gottis Le Jeune Loys, prince des Francs…

« Tu ne penses pas, cher Grimoald, dit le duc, que je sois nullement touché de la douleur de la reine ?... Enfin, le sort commence à me servir : un de plus, et je touche aux pieds du trône... Bientôt... vous surtout, Ingonde ».
« Pardonnez, Seigneur, si je détruis le rêve qui vous égare ; mais, il est loin encore ce trône où vous aspirez ! Clodomir existe ; et ne lui reste-t-il pas un fils ? La mort peut, il est vrai, frapper d’un instant à l’autre ce jeune enfant qui vous éloigne de la couronne ; enfin, pourquoi vous abuser ? Le roi n’a-t-il pas des frères ?... »
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Augustine Gottis Le Jeune Loys, prince des Francs…

Savez-vous si le destin vous en laissera jouir ? La mort n’est-elle pas toujours à vos côtés, près de vous ? sans cesse elle étend sa main décharnée pour saisir à chaque moment une nouvelle victime. Ah ! demain, aujourd’hui, tous les jours passent comme une vapeur légère ; le temps s’écoule et tout finit. Ainsi doit s’évanouir l’espoir des Francs.
Atteint d’un mal imprévu, cet enfant adoré, objet de tant de vœux, touche bientôt à l’instant où il ne restera de lui qu’une dépouille inanimée ; vainement les plus célèbres médecins sont mandés, le mal fait ’en peu d’heures de rapides progrès.
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Augustine Gottis Le Jeune Loys, prince des Francs…

« Cher Loys, fils de mon cœur, dit la tendre mère, en le pressant sur son sein ; le trône sera donc ton héritage ! ton destin en sera-t-il plus heureux ? Sans doute, loin de l’éclat qui doit t’environner un jour, ta carrière eut été plus paisible ; mais il le faut, tu seras roi : titre envié, souvent funeste. La couronne cache presque toujours un front sillonné d’ennuis. Obéissons pourtant sans murmure aux décrets éternels. »
De ses mains caressantes, le jeune Loys essuie les larmes qui baignent le visage d’Ingonde : par ses baisers, il cherche à dissiper sa douleur.
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