Résumé

Augustine Gottis Jeanne d'Arc, ou l'Héroïne française… (1822)

Brave héroïne, dit la belle favorite avec une voix douce, et levant ses yeux baignés de pleurs, sur la figure sévère de Jeanne, brave héroïne, hélas, vous ne connaissez pas la puissance d'un sentiment profond, et exclusif ! Vous ne savez pas quels tourmens amène l'absence ! Vous ne savez pas quelles angoisses pressent le coeur ! Toute entière à la gloire, l'amour, n' a point d'empire sur votre âme ! Vous êtes heureuse, trop heureuse de ne point éprouver ce tyrannique sentiment ! Moi, j 'aime Charles, je l'aime plus que ma vie, plus que moi-même !
Source : Gallica

Augustine Gottis Jeanne d'Arc, ou l'Héroïne française… (1822)

J'oublie tout ; si vous avez des torts envers ma personne, je les veux ignorer, et les pardonner; aimez seulement votre roi, et chassez l'Anglais de votre souvenir, comme vous l'avez chassé de vos murailles. Députés de Réims, voici Jeanne la Pucelle, voici la noble fille, qui a retiré la patrie de l'abîme ou elle était plongée, voilà celle à qui les âmes véritablement françaises doivent rendre hommage : elle a tout fait pour servir son roi ; infatigable au milieu des périls, courageuse jusqu'à la témérité, son intrépidité a effrayé l'ennemi
Source : Gallica

Augustine Gottis Jeanne d'Arc, ou l'Héroïne française… (1822)

C'est lui rendre la vie, le bonheur! Brave roi d'armes, c'est la Pucelle d'Orléans qui vous supplie de lui accorder cette faveur insigne. — Habitué à vous respecter, Jeanne, habitué à ne voir dans toutes vos démarches que les inspirations du ciel ; révérant toutes vos actions, je cède ; vous le voulez, je dois y consentir. Oui, vierge de Domremy, vous porterez la missive à Isabelle, mais je vous accompagnerai; si vous courez quelques périls, je les partagerai. Sous le nom de mon fils et sous sa cotte d'armes, nous partirons, ensemble.
Source : Gallica

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