Georges-Louis Leclerc comte de Buffon

Georges-Louis Leclerc comte de Buffon

Résumé

Portrait de Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Oeuvres complètes de Buffon. Tome 14 (1884-1886)

Je vous ai dit, madame, les peines et les plaisirs de M. le comte de Buffon; il me reste à vous parler d'une inquiétude de son âme. Je sais ce qu'il vous écrivit à la retraite de M. Necker; on peut l'appliquer à sa situation qui ne lui permet plus le travail. C'est un héros que le repos fatigue. Au milieu de sa gloire, il croit n'avoir pas assez fait pour les connaissances humaines. Ce génie qui n'eut point d'enfance n'a pas de vieillesse; pourquoi faut-il qu'il n'ait que ces rapports avec la nature et qu'il ne soit pas éternel et impassible comme elle!.
Source : Gallica

Portrait de Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Oeuvres complètes de Buffon. Tome 14 (1884-1886)

Votre visite, ma noble amie, les bontés de M. Necker et les tendresses de votre enfant (2) toute pleine d'esprit et de grâces sont non seulement un jour de délices, mais une époque dont les doux souvenirs influeront sur le bonheur de toute ma vie. J'en ai déjà joui en suivant chaque jour les pas de mon adorable amie; son image anime, embellit ces terrasses solitaires qu'elle a bien voulu parcourir avec moi; je n'y suis plus seul, je serai toujours avec l'objet de mes plus tendres respects. Le grand contentement de mon cœur semble même avoir influé sur ma santé
Source : Gallica

Portrait de Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Georges-Louis Leclerc comte de Buffon Oeuvres complètes de Buffon. Tome 14 (1884-1886)

Pour être juste, cette statue est la vérité; les charpentes qui en cachent une partie sont un reste des ténèbres de l'ignorance ; elle ne force les hommages qu'en paraissant tout entière et en brillant de tout son éclat; mais les hommes éclairés n'ont jamais eu besoin de cet appareil pour être justes. Voilà ce qui m'a fait aimer et distinguer en tous temps la sincérité de vos éloges. Oui, je serai fier toute ma vie des premiers sentiments, que j'ai eu le bonheur de vous inspirer. Pourrai-je oublier l'éloge sublime que vous avez eu la bonté de faire de moi dans votre livre sur la Félicité (2)
Source : Gallica

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