Résumé

Herman Cotty Encyclopédie méthodique/Artillerie (1822)

Comment dirigera-t-il les fonderies de bouches à feu ? s’il ne connoît, à l’aide de ces sciences, le rapport entre la puissance & la résistance, la meilleure forme de fourneaux de fusion, l’alliage qui peut le mieux convenir à chaque calibre, & la justesse des procédés mécaniques par lesquels on parvient à la précision des dimensions. Comment
dirigera-t-il dans une forge les travaux & les diverses opérations qui font passer le fer, depuis la mine où il prend naissance, jusqu’à la forme qui le rend propre aux divers usages de l’artillerie ?
Source : Wikisource

Herman Cotty Encyclopédie méthodique/Artillerie (1822)

On distingue trois espèces d’acier : l’acier naturel, l’acier de cémentation & l’acier fondu.
On obtient l’acier naturel immédiatement de la fonte grise par sa fusion dans des foyers brasqués. C’est le produit des mines spathiques & de quelques mines hématiques, que par cette raison on appelle mines d’acier. La fabrication de l’acier naturel ne diffère de celle du fer forgé qu’en ce qu’on ne détruit de carbone, dans la gueuse qu’on affine, que ce qu’il faut pour qu’il reste acier.
Source : Wikisource

Herman Cotty Encyclopédie méthodique/Artillerie (1822)

A ACIER. L’artillerie, qui n’employoit dans ses nombreux travaux que de l’acier provenant d’Allemagne & d’Angleterre, ne fait plus usage maintenant que d’acier indigène : l’industrie française ayant créé de belles aciéries en divers lieux du royaume.
On sait que l’acier est du fer affiné & combiné avec du carbone ; qu’il diffère de la fonte par l’absence de l’oxigène, & du fer par la présence du carbone : ainsi l’on peut tirer l’acier de la fonte ou du fer, en privant la première de son oxigèné, en introduisant du carbone dans le second.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature