M. Prozor, Revue des Deux Mondes
“ AGNES. — A des funérailles ? EYNAR. — Vraiment ? Et qui enterre-t-on ? BRAND. — Le Dieu que tu viens d’appeler ton Dieu. AGNES (s’écartant) . — Viens, Eynar ! EYNARD. — Brand ! BRAND. — Le Dieu des esclaves, des serfs courbés sur la glèbe. On le roulera dans un linceul, on l’enfermera dans une bière, à la face du jour. Il fallait que cela finît. Vous comprenez : voilà des siècles qu’il languissait ! EYNAR. — Tu es malade, Brand ! BRAND. — Je me porte comme le pin des montagnes, comme la bruyère des landes ! C’est le siècle qui est malade. C’est la race d’aujourd’hui qu’il s’agit de guérir. ”
