Pierre César

Résumé

Pierre César Au moulin de la mort

Le paysan, non pas enrichi, mais affranchi par la Révolution, n’entendait pas sacrifier de nouveau le fruit de sa longue attente, de ses sueurs de plusieurs siècles. Il était le maître de son champ.
Pour le lui arracher, il faudrait passer par dessus son corps. La loi était là, maintenant, défendant les droits du petit et obligeant les grands, ceux qui rentraient au pays, à reconnaître l’existence d’une société nouvelle. L’arrivée du jeune homme, d’un comte de Laroche, eût inspiré des craintes à ce monde de la glèbe, et, au fond de lui-même, Maurice s’avouait qu’il n’eût pas agi autrement.
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Pierre César Au moulin de la mort

C’est une roue de moulin, vraiment, et qui tourne plus vite que celle d’à côté. Pauvre Yvonnette ! Quelle jeunesse a dû être la tienne, au milieu de ces gens qui n’ont pas d’amitié pour toi et pour lesquels tu n’éprouves aucune sympathie ! Mais, je divague aussi, moi ! Ne voilà-t-il pas que, sans autre preuve que mon désir, j’enlève une fille à sa mère, je déclare qu’Yvonnette n’est pas l’enfant de Catherine Gaudat ? Voyons, pas d’emballement. Toutefois, je jure de ne pas l’abandonner. Je serai pour elle, comme elle le dit, son grand ami, l’ami de son cœur, l’ami de toute sa vie.
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Pierre César Au moulin de la mort

Mais j’avais une tâche à laquelle je ne pouvais pas faillir : t’élever, afin que tu marches à ton tour, la tête haute, dans le chemin de l’honneur. Sais-tu, mon fils, que, pour une mère, c’est encore une joie, au milieu de l’écroulement de toutes ses autres joies, de se dire le matin et le soir, de jour et de nuit : ton enfant est bon, il est beau et il aime ce qui est juste. Et, cette joie, tu me l’as donnée, toi, mon Maurice. Mieux que cela encore : tu n’as jamais fait couler mes larmes.
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