Pierre César, Au moulin de la mort
“ Le paysan, non pas enrichi, mais affranchi par la Révolution, n’entendait pas sacrifier de nouveau le fruit de sa longue attente, de ses sueurs de plusieurs siècles. Il était le maître de son champ. Pour le lui arracher, il faudrait passer par dessus son corps. La loi était là, maintenant, défendant les droits du petit et obligeant les grands, ceux qui rentraient au pays, à reconnaître l’existence d’une société nouvelle. L’arrivée du jeune homme, d’un comte de Laroche, eût inspiré des craintes à ce monde de la glèbe, et, au fond de lui-même, Maurice s’avouait qu’il n’eût pas agi autrement. ”
