Claude Renaudy

Résumé

Claude Renaudy L'homme en gris (1938)

Mais il y eut un froissement de branches, et Stéphane apparut à son tour :
— Ah ! te voilà, Vital... J'ai eu rudement peur !
Son regard allait de José Martini au vieux Voizon, sans comprendre encore. Mais déjà l'inquiétant pêcheur s'éloignait en grommelant des menaces.
Dès qu'il eut disparu, Vital se tourna avec angoisse vers le mendiant :
— Vous avez été très chic,... mais vous n'avez pas peur qu'il ne se venge?
— Bah! à mon âge, on ne craint plus rien... Pour moi, ces deux bonshommes vont disparaître du pays... Ils n'iront peut-être pas loin, mais ils se cacheront.
Source : Gallica

Claude Renaudy L'homme en gris (1938)

Il y avait là, dévorant à belles dents, Marion, Stéphane, Denis, Vital, et même ce brave Mark, qui avait fait un crochet par Yvoire avant de regagner Nantes, et même ce brave Eric, venu de Genève en canoë.
Des rires fusaient à chaque instant. La paix et le bonheur étaient revenus. M. Forge ne parlait plus de vendre sa maison, ni même de la quitter pendant l'hiver. Depuis qu'il savait que le fameux médecin de Lausanne était un escroc, il se sentait guéri de tous ses malaises et il écoutait les sages conseils du Dr Boissin.
Source : Gallica

Claude Renaudy L'homme en gris (1938)

Une bonne nuit pour pêcher la féra.
Pierre Gindre les attendait, très calme, auprès de sa barque.
— Je vais tirer l'ancre, et vous mettrez le moteur en marche.
Vital obéit, et la barque courut sur la surface lisse du lac. L'eau était noire, barrée seulement par la lueur verte de la lanterne que le pêcheur éteignit bientôt, d'ailleurs.
— Plus la nuit est sombre, plus on en attrape.
La barque s'était arrêtée. La rive haute et boisée apparaissait dans une très vague clarté, car il n'y avait aucune fenêtre allumée.
Vital et Pierre Gindre remontaient lentement les filets. Stéphane rêvait.
Source : Gallica

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