Claude Renaudy, L'homme en gris (1938)
“ Mais il y eut un froissement de branches, et Stéphane apparut à son tour : — Ah ! te voilà, Vital... J'ai eu rudement peur ! Son regard allait de José Martini au vieux Voizon, sans comprendre encore. Mais déjà l'inquiétant pêcheur s'éloignait en grommelant des menaces. Dès qu'il eut disparu, Vital se tourna avec angoisse vers le mendiant : — Vous avez été très chic,... mais vous n'avez pas peur qu'il ne se venge? — Bah! à mon âge, on ne craint plus rien... Pour moi, ces deux bonshommes vont disparaître du pays... Ils n'iront peut-être pas loin, mais ils se cacheront. ”
