Résumé

Souvenir d'un enfant de Pontoise… (1884)

Si quelque chose pouvait arrêter un moment les larmes d'une mère et d'une épouse désolées, ce seraient ces témoignages d'unanime sympathie.
Pour moi je perds dans Henri Le Charpentier non-seulement un parent d'un dévouement inaltérable, un ami d'enfance bien cher, mais encore le compagnon des heures d'étude, de toutes les bonnes heures de ma vie. J'avais avec lui cette fraternité de l'esprit, cette union constante de pensées qui, lorsqu'elle est rompue, laisse en nous un vide que rien ne peut combler. Aussi, est-ce le cœur brisé que je lui dis un dernier adieu !
Source : Gallica

Souvenir d'un enfant de Pontoise… (1884)

Il se proposait, dans une pensée à la fois très élevée et très pratique, de leur inspirer l'attachement au foyer, le culte du sol paternel, le respect réfléchi des traditions morales et religieuses qui, en restant le charme de l'enfance, deviennent le guide de l'âge mûr; cet amour, en un mot, du village ou de la ville natale, cette patrie restreinte, qui provoque et alimente l'amour de la grande patrie, et qui inspirera à la génération qui s'élève, l'esprit de dévouement, et, s'il le faut, l'esprit de sacrifice à la France.
Source : Gallica

Souvenir d'un enfant de Pontoise… (1884)

Toujours souffreteux, l'enfant ne dut d'arriver à l'âge d'homme
qu'aux soins exceptionnels dont l'entoura sa famille, et en particulier à la sollicitude vigilante et quotidienne de Mme Depoin, sa vénérable grand'mère maternelle, cette femme tendre et énergique à la fois, sur le visage de laquelle on retrouvait encore les traces d'une réelle beauté.
Cette santé si débile l'empêcha donc d'abord, comme il l'eût voulu, de parfaire son instruction. Plus tard, il put la compléter au-delà, étant par nature studieux et réfléchi. Henri Le Charpentier était bien doué.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature