Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Plus ça change et plus c'est la même chose… (1871)

Le soir, mon conducteur, pour que les Prussiens ne lui prissent pas sa voiture, en détachait une roue et la cachait. Quant au cheval, nous nous couchions avec lui, nous ne le perdions pas de vue.
Nous avions encore plus de peine à trouver à manger pour la pauvre bête que pour nous. La nourriture de l'homme est plus variée : faute de ceci, on mange cela. Mais le cheval ne mange que du foin et de l'avoine. Quand on nous en vendait un peu, c'était en cachette et avec des précautions infinies. Faute de foin ou d'avoine, je lui donnais du pain.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Plus ça change et plus c'est la même chose… (1871)

N'ayez pas peur de Paris si vous avez réellement pour but la fondation de la République, si vous ne rêvez de restauration monarchique sous aucune forme. Dans le cas contraire, ayez peur de Paris et de toutes les villes de France.
Si vous ne croyez pas pouvoir à Paris vous défendre contre l'émeute, l'émeute sera bien plus puissante par votre absence ; elle n'envahira pas le Corps legislatif, elle s'y installera, et si l'émeute fait cela a Paris, elle le fera à Lyon, elle le fera à Saint-Raphaël.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Plus ça change et plus c'est la même chose… (1871)

Je dirai que Me Gambetta avait conçu les rêves les plus insensés; qu'il a continué l'empire, avec cette différence seule qu'il était l'empereur, que son règne a prolongé, accru nos misères; et qu'il essaie, néanmoins encore, de prendre des attitudes et de faire une sortie théâtrale — abusant de ce que dans ce pays, où le ridicule ne tue plus assez, les déplorables conséquences de sa grotesque outrecuidance, laissent le public incertain et hésitant entre le rire et l'indignation.
Source : Gallica

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