Alphonse Karr,
Plus ça change et plus c'est la même chose…
(1871)
“ Le soir, mon conducteur, pour que les Prussiens ne lui prissent pas sa voiture, en détachait une roue et la cachait. Quant au cheval, nous nous couchions avec lui, nous ne le perdions pas de vue. Nous avions encore plus de peine à trouver à manger pour la pauvre bête que pour nous. La nourriture de l'homme est plus variée : faute de ceci, on mange cela. Mais le cheval ne mange que du foin et de l'avoine. Quand on nous en vendait un peu, c'était en cachette et avec des précautions infinies. Faute de foin ou d'avoine, je lui donnais du pain. ”
