E Martin, Souvenirs de deux volontaires à l'armée de la Loire (1871)
“ Nous étions entrés dans la Beauce. Nous nous dirigions sur un village nommé Marchenoir. La route, mal entretenue, défoncée par le passage incessant des troupes et des trains d'artillerie, se déroulait à travers une plaine immense, sans qu'un arbre, un ruisseau, une colline verdoyante vînt réveiller la vue et réjouir le regard. C'était pourtant là le pays dans lequel l'armée de la Loire combattait depuis près de deux mois et dans lequel nous devions soutenir la lutte pendant un long mois encore, avant de l'abandonner définitivement à l'ennemi. ”
