Résumé

E Martin Souvenirs de deux volontaires à l'armée de la Loire (1871)

Nous étions entrés dans la Beauce. Nous nous dirigions sur un village nommé Marchenoir. La route, mal entretenue, défoncée par le passage incessant des troupes
et des trains d'artillerie, se déroulait à travers une plaine immense, sans qu'un arbre, un ruisseau, une colline verdoyante vînt réveiller la vue et réjouir le regard. C'était pourtant là le pays dans lequel l'armée de la Loire combattait depuis près de deux mois et dans lequel nous devions soutenir la lutte pendant un long mois encore, avant de l'abandonner définitivement à l'ennemi.
Source : Gallica

E Martin Souvenirs de deux volontaires à l'armée de la Loire (1871)

Le général avait aux zouaves pontificaux deux parents qui portaient son nom : Jacques et Fernand de Bouillé, tous deux jeunes, tous deux simples soldats. L'un deux avait été tué, l'autre blessé en soutenant héroïquement le drapeau des zouaves qui, ce jour-là, avait changé quatre fois de main.
Une question était sur toutes les lèvres : qu'était devenu le général de Sonis ? Personne ne pouvait le dire ; le bruit courait qu'il avait été tué ou blessé ; on l'avait vu, durant
le combat, s'exposant comme un simple soldat et semblant affronter la mort.
Source : Gallica

E Martin Souvenirs de deux volontaires à l'armée de la Loire (1871)

Les simples soldats eux-mêmes, dès qu'ils apprirent la fâcheuse nouvelle, comprirent tout de suite les conséquences funestes que la prise d'Orléans, et bientôt peut-être celle de Blois, pouvaient entraîner pour nous. Notre armée allait-elle, comme celle de Sedan, comme celle de Metz, capituler honteusement et ajouter un désastre de plus à ces désastres sans nom qui depuis cinq mois accablaient la France et qui n'avaient pas d'égal dans l'histoire? Telle était la question que tous se posaient, officiers et soldats.
Source : Gallica

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