François Joseph Napoléon Patorni

Élements biographiques

François Joseph Napoléon Patorni Neuf mois de captivité en Allemagne (1888)

Mais en sortant de là, l'Allemand n'en déclare pas moins qu'en fait de musique, il n'y a que la musique sacrée ; en fait de musique sacrée, que le vieux Bach, et qu'il n'y a que l'Allemand au monde pour goûter l'un et l'autre.
Ce n'est pas vrai, l'Allemand n'est pas musicien, mais pas du tout. Jamais vous n'entendrez un Allemand vous fredonner un air d'opéra : le bas peuple ne connaît absolument que trois ou quatre chansons, fort laides et qu'il braille à satiété, tandis que parmi nos soldats nous trouvons facilement assez de talents pour monter des chœurs, chanter des duos ou des romances.
Source : Gallica

François Joseph Napoléon Patorni Neuf mois de captivité en Allemagne (1888)

A Berlin, dans les fêtes qui ont suivi la reddition de Paris, le ministère de la guerre érigea sur sa façade une immense panoplie, un trophée à la façon de Genséric, composé d'armes, de vêtements, d'équipements ramassés sur le champ de bataille, tout déchirés, poussiéreux et ensanglantés. Et on l'y laissa plusieurs jours, pour que tous les Allemands pussent en repaître leurs yeux. Ils ne sont polis et vernis qu'à la surface : dès qu'on gratte un peu, on retrouve le Vandale. La civilisation a eu seulement pour effet de les rendre casuistes et ergoteurs.
Source : Gallica

François Joseph Napoléon Patorni Neuf mois de captivité en Allemagne (1871)

Les Allemands sont en exécration aux Slaves, aux Magyars, aux Italiens, à tous ceux avec qui ils ont eu affaire.
D'où vient cette réprobation universelle? On peut le découvrir en étudiant Henri Heine, non-seulement dans les reproches qu'il fait à sa patrie, mais surtout dans les éloges qu'il lui décerne.
L'Allemand n'a qu'une cervelle grossière, où le sentiment naturel du vrai et du faux existe à peine : infériorité intellectuelle qui donne pour conséquence, au point de vue moral, l'inconscience du juste et de l'injuste, et, au point de vue esthétique, l'inconscience du beau et du laid.
Source : Gallica

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