Paul Verlaine

Paul Verlaine

Mes prisons (1893)

Résumé

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine,  Mes prisons (1893)

“ Humiliés, La pipe au bec. Pas un mot, sinon le cachot ; Pas un soupir ! Il fait si chaud Qu'on croit mourir.
Les dimanches, messe basse en une chapelle trop laide vraiment, sans un chant, sans un sermon ! C'est bon quelquefois un sermon, même pour des gredins comme moi !...
Ce ne fut, je le répète, qu'après huit jours de ces joies qu'on m'appela chez le directeur et que je devins un pistolier par suite de la lettre de Victor Hugo, et après mon entrevue avec le Directeur de la prison telle que je l'ai racontée précédemment.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine,  Mes prisons (1893)

“ J'entrai dans cette gigantesque salle de police où une trentaine, au bas mot, de prisonniers, képis et vareuses, causaient et chantaient, fumaient et jouaient, dominos, dames et échecs – ou les cartes ! en un mot menaient un train des moins maussades... pour eux-mêmes... Le poêle faisait rage, le vitrage aussi, et c'était une touffeur dans les bises, trop efficaces véhicules de bronchites prochaines et de rhumatismes à l'horizon, dont j'attrapai ma juste part rétributive aux temps voulus. ”
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine,  Mes prisons (1893)

“ Un aumônier venu de Falaise, un village voisin dont il est question dans la Débâcle d'Emile Zola, et qui avait été missionnaire en Chine, enterré vivant, nous disait la messe tous les dimanches. Son sermon hebdomadaire, plein d'anecdotes et très gentil, dans ce joli accent un peu anglais des Ardennes se concluait par un poignée de main à travers des barreaux, de bois comme les autres, aux quelques trois ou quatre prisonniers que nous étions. ”
Source : Gallica

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