Jacques-Claude Beugnot

Résumé

Jacques-Claude Beugnot Les derniers temps de l'Empire (1852)

Je réponds que je suis, grâces au ciel, fort éloigné de ces hautes considérations : l'Empereur m'a envoyé dans le département du Nord pour en approvisionner les places et y organiser les gardes nationales. Cette partie de ma mission touche à sa fin. Je n'ai plus à m'occuper, à Lille, que du courant de l'administration, et ce ne sera même pas pour longtemps, car si nos affaires vont aussi mal qu'on le dit, et que l'ennemi fasse une démonstration sur la ville, elle sera soudain mise en état de siège, et par ce fait seul l'autorité civile passe entière à l'autorité militaire.
Source : Gallica

Jacques-Claude Beugnot Les derniers temps de l'Empire (1852)

Le cheval qu'il montait était apparemment trop vif, ou le cavalier trop pesant : dans ce conflit, M. Duplantier eut l'honneur et le malheur de se casser la cuisse sous les yeux de l'Empereur, qui s'en souvint et le nomma à la préfecture de Lille, vacante à quelques mois de là. Nul homme sous le ciel ne se forma d'idées plus hautes que lui de la dignité d'un préfet : il s'occupait sans cesse de questions de préséances et de suprématie, comme seules dignes de lui, et délaissait tout le reste à ses bureaux.
Source : Gallica

Jacques-Claude Beugnot Les derniers temps de l'Empire (1852)

Je passai huit jours à Mayence. Je me promenais dans les environs qui sont pittoresques, et je ne manquai pas d'aller visiter ce château de Biberich qui avait attiré l'attention de l'Empereur durant la promenade sur le Rhin. Je ne regrettai pas ma course. La position est l'une des plus belles connues, et le château qui a de la grandeur n'est pas non plus dépourvu d'élégance. Enfin je regagnai Dusseldorf par la magnifique route qui borde le Rhin de Mayence à Cologne; et ce monument, quand les Français ne laisseraient que celui-là de leur séjour en Allemagne, suffirait à l'immortaliser.
Source : Gallica

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