Résumé

Henri Vigier Davout, maréchal d'empire

Quant à moi, si nous devons avoir la guerre, c’est sur les champs de bataille que je servirai Votre Majesté bien mieux que dans des fonctions que, dans mon âme et conscience, dans mon zèle et mon attachement sans bornes pour la personne de Votre Majesté, je persiste formellement à refuser. – Eh bien ! je vais vous parler à cœur ouvert, vous dire tout. Je laisse et je dois laisser encore croire que j’agis de concert avec mon beau-père, l’Empereur d’Autriche ; on annonce de tous côtés que l’Impératrice est en route avec le Roi de Rome, qu’elle va arriver d’un jour à l’autre.
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Henri Vigier Davout, maréchal d'empire

On autorisa la formation de corps francs, destinés à intercepter les communications de l’ennemi, à enlever ses convois, à opérer comme troupes irrégulières, en se subordonnant aux mouvements de l’armée, sans cependant en faire partie. En un mot, le gouvernement n’hésita pas à prouver par toutes ses mesures qu’il considérait la lutte qui allait s’ouvrir, non comme une guerre politique ordinaire, mais comme une guerre toute nationale, où il y allait de l’indépendance du pays et dans laquelle il fallait qu’une résistance désespérée fût opposée à l’injuste coalition de l’Europe entière.
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Henri Vigier Davout, maréchal d'empire

Le Maréchal lui faisait sentir que, surtout en guerre civile, rien n’était plus funeste que l’indécision ; il lui disait que s’il n’était pas assez fort pour agir avec trois colonnes, qu’il n’en fît que deux, mais assez solides pour ne rien craindre des insurgés ; qu’il ne devait pas rester oisif à Angers pendant qu’il lançait en avant le général Travot et que le général Estève était en l’air à Napoléon-Vendée. C’était à Nantes, le Maréchal le répétait, qu’était le nœud de cette guerre ; c’était l’occupation du littoral qui devait en amener la tenue.
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