Résumé

La légende de Girart de Roussillon… (1878)

La Vie met tous les torts du côté du roi qui est accusé d'avoir prêté l'oreille aux paroles des médisants 2. Le roi est battu à plusieurs reprises, et finalement refoulé jusque dans Paris. Alors apparaît un ange qui, de la part de Dieu, lui apporte l'ordre de faire la paix avec Girart.
Il n'y a rien dans le poëme tel que nous l'avons qui rappelle ces événements. Mais il est possible, cela est même probable, que dans la rédaction plus ancienne se soit trouvé le récit que l'auteur de la Vie latine a résumé.
Source : Gallica

La légende de Girart de Roussillon… (1878)

Dans la Vie latine, Charles le Chauve et Girart ont épousé deux soeurs, filles du comte de Sens Hugues. Girart a épousé l'aînée, Berte; le roi a épousé Eloïse, la cadette (§7) . Il y a là un mélange, absurde au point de vue de la critique, des données fournies par la charte de fondation et de celles du poëme. Dans l'exposition du poëme, exposition grandiose et véritablement épique, nous voyons aussi Charles Martel et Girart épouser les deux soeurs, mais leur père n'est pas un simple comte bourguignon ; il n'est rien de moins que l'empereur de Constantinople.
Source : Gallica

La légende de Girart de Roussillon… (1878)

Le récit de la translation est donc au plus tard du commencement du XIle siècle, et très-probablement d'un temps plus ancien. Comme la Vie appartient, à la fin du XIe siècle, ou peut-être aux premières années du siècle suivant, on peut hésiter sur la question de savoir lequel des deux écrivains est l'imitateur. Je considère comme très-probable que c'est l'auteur de la Vie. La biographie latine de Girart de Roussillon n'a jamais été un ouvrage répandu ; le récit de la translation a eu en son temps une véritable célébrité.
Source : Gallica

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