“ L’idée de faire passer l’épée de Tristan à Oger le Danois n’est donc qu’une fantaisie de notre poète. On sait que l’épée de ce dernier est célèbre dans l’épopée française sous le nom de « Courtain » ; la chanson de Fierabras (éd. Krœber et Servois, vv. 651-3) en attribue la fabrication à Munificant, frère de Galant ; mais Jean d’Outremeuse s’est rencontré avec l’auteur de l’Entrée d’Espagne en l’attribuant à Galant lui-même (Pio Rajna, Origini dell’ epopea francese, p. 445, n. 1) . ”
Citations de L’entrée d’Espagne (Anonyme)
“ Sur l’épisode célèbre du combat de Tristan avec le « Morhout » (l’Amorot, comme porte la leçon littérale du manuscrit de l’Entrée d’Espagne) , voir J. Bédier, Le roman de Tristan, par Thomas, t. I, p. 71 et s. Le combat a lieu dans une île que les poèmes français sur Tristan qui nous sont parvenus ne nomment pas, mais que le roman en prose (d’accord avec Chrétien de Troyes, Érec, 1249) appelle « l’isle de Saint-Sanson » (L. Sudre, dans Romania, XV, 543) . ”
“ Il s’agit évidemment, comme dans Aspremont et ailleurs, d’Apolin, Machon, Tervagan et Jopin, dont les noms sont groupés aux vers 2697-8. Notre auteur cite aussi incidemment Chaü et Margot, sans parler du terme plus général d’Alakibir (voir la Table des noms propres) , qu’il a sans doute en vue quand il écrit (v. 8445) : Ses quatre Diex jura et le superior. 3597. Cette sœur de Ferragu doit être de l’invention de notre auteur ; le nom même qu’il lui attribue ne se retrouve pas ailleurs. Dans Fierabras, le géant païen offre aussi à Olivier la main de sa sœur Floripas (v. 1317 et s.) . ”
