Joseph Bédier,
Revue des Deux Mondes
“ Lanval jure le secret, et soudain le voilà riche. « Lanval donnait les riches dons, Lanval rachetait les prisonniers, Lanval habillait les jongleurs, » et, au premier désir qu’il formait, toute à son commandement, son amie s’en venait, invisible, en ses bras. Or la femme du roi Arthur s’éprit d’amour pour Lanval et le lui déclara. Il la repousse ; elle le raille. Alors, dans sa colère, il laisse échapper cet aveu : « Celle que j’aime et que j’ai pour amie est telle que la plus pauvre de ses chambrières vaut plus que vous, dame reine, pour la beauté, pour le charme, pour la bonté. » ”
