Résumé

Portrait de Tony Moilin Tony Moilin Leçons de médecine physiologique (1866)

Pour qu'elle persiste, il faut que la circulation reste ralentie. Aussitôt que ce ralentissement cesse, le sang revient dans les vaisseaux paralysés et reproduit l'inflammation. Ainsi, dans la fièvre intermittente, l'intervalle d'apyrexie qui succède à chaque accès est une fausse guérison ; c'est une terminaison passagère et par délitescence de l'inflammation, cause de la fièvre. D'un
autre côté, ce n'est pas sans danger pour les malades que la circulation se ralentit, soit par la paralysie du cœur, soit par la dépression du système nerveux, soit par des pertes sanguines.
Source : Gallica

Portrait de Tony Moilin Tony Moilin Leçons de médecine physiologique (1866)

Quelle que soit l'intensité de la fièvre, quelle que soit l'accélération de la respiration et de la circulation, la température du corps ne dépasse jamais une limite supérieure, qui est de 42° environ. Voici la raison de ce phénomène : la chaleur, a-t-on dit dans une des précédentes leçons, paralyse les fibres musculaires à 45°, mais elle diminue déjà leur irritabilité et affaiblit leur contraction à une température plus basse, à 39°, 40° et 41°. Il suit de là que plus la température du corps s'élève, plus les contractions du cœur et des muscles respiratoires s'affaiblissent.
Source : Gallica

Portrait de Tony Moilin Tony Moilin Leçons de médecine physiologique (1866)

Or l'inflammation n'est pas ce qu'on pense, c'est une lésion du solide, c'est une paralysie des vaisseaux. Ce n'est pas le sang qui se porte vers les capillaires et les distend; mais, ce sont les vaisseaux qui se relâchent et appellent le sang dans leur intérieur. En faisant des saignées, on ne guérit pas cette paralysie, on n'essaye même pas de la guérir, on combat un des phénomènes de l'inflammation, l'afflux du sang dans les capillaires, on ne combat pas l'inflammation elle-même.
Source : Gallica

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