Résumé

Portrait de Joseph-Honoré-Simon Beau Joseph-Honoré-Simon Beau Traité expérimental et clinique d'auscultation… (1856)

L'ondée, en effet, a de la difficulté à franchir le passage rétréci ; mais la nature, prévoyante, renforce et hypertrophie les parois cardiaques à un point suffisant pour que la force d'expulsion de l'ondée soit proportionnée à la grandeur de l'obstacle qu'elle doit vaincre. De cette manière, le coeur fonctionne comme à l'ordinaire, sans enrayement de la circulation, c'est-à-dire sans asystolie. C'est là le cas de ces personnes dont nous avons parlé, qui présentent les signes physiques de rétrécissement d'orifice, sans les signes rationnels des maladies organiques du coeur.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Honoré-Simon Beau Joseph-Honoré-Simon Beau Traité expérimental et clinique d'auscultation… (1856)

On doit dire que l'insuffisance des valvules aortiques donne lieu effectivement à un bruit anormal : mais comme le reflux du sang qui produit ce bruit coïncide exactement avec la dilatation de l'oreillette qui détermine le bruit normal, il s'ensuit que les deux bruits normal et anormal se passent en même temps chacun dans un endroit différent. Si le bruit anormal est relativement considérable, il masque entièrement le bruit normal qui se fait derrière lui, et on l'entend seul ; s'il est moins intense, il masque incomplétement le bruit normal, qui, bien qu'affaibli, peut être entendu (1) .
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Honoré-Simon Beau Joseph-Honoré-Simon Beau Traité expérimental et clinique d'auscultation… (1856)

Les différentes variétés de forme et d'intensité des bruits anormaux dépendent très probablement de plusieurs circonstances parmi lesquelles on doit compter la plus ou moins grande disproportion entre le sang et le vaisseau, la force d'impulsion de l'ondée, la nature de l'obstacle dans les cas de rétrécissement, etc.. Mais il est impossible de dire précisément quelle est la cause particulière de telle ou telle modification. Tout ce qu'on sait de plus positif à cet égard, c'est que le degré le plus léger des bruits est le bruit de souffle ; le degré le plus fort est celui de râpe.
Source : Gallica

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