Le murmure vésiculaire, bruit respiratoire normal perçu lors de l'auscultation pulmonaire, provient des mouvements de l'air au sein des alvéoles. Anciennement désigné par ce terme, ce son sourd et régulier a été remplacé, dans la terminologie médicale actuelle, par l'expression « bruit respiratoire normal ». Plusieurs auteurs, tels que Hermann Eichhorst, ont étudié les variations d'intensité et de tonalité de ce bruit, liées à la morphologie thoracique, à l'âge ou à l'état pathologique.
Louis Bricage et Jean Madinier ont mis en évidence son utilité diagnostique, notamment dans des affections telles que l'emphysème ou le pneumothorax, où son diminution ou son absence révèle des anomalies anatomiques. Cette évolution terminologique et clinique souligne l'importance de l'auscultation pour évaluer la fonction pulmonaire.