Résumé

Paul Vidal Maladie hypertrophiante singulière… (1897)

PATHOGÉNIE DE L ÉLÉPHANTIASIS.
« Lorsque l’infection de la peau par le streptocoque (érysipèle ou lymphangite) affecte la forme récidivante (1) , la forme chronique, elle détermine dans les régions atteintes une hypertrophie définitive, qui s’accentue à chaque poussée et n’est autre, cliniquement et histologiquement, que l’éléphantiasis des Arabes. » Chacun des accès nouveaux est, en règle générale, moins intense que le précédent ; cependant l’organisme n’est pas vacciné, il se fait une répuliulation, sur place, de l’organisme virulent.
Source : Gallica

Paul Vidal Maladie hypertrophiante singulière… (1897)

Le tissu osseux ne peut-il pas être sous le coup du même processus, une ostéogénèse plus abondante ne peut-elle pas se faire aux dépens d’un périoste dont la nutrition est troublée ? C’est la question que nous nous posons.
Cette hypothèse nous permettrait d’établir un lien encore plus étroit entre cette maladie hypertrophiante et l’éléphantiasis. Ainsi donc, et pour conclure, nous rattacherons cette maladie hypertrophiante à l’élé-phantiasis, et la similitude résulte de la comparaison des symptômes et de la pathogénie.
Source : Gallica

Paul Vidal Maladie hypertrophiante singulière… (1897)

Toutefois c’est à la pathogénie que nous allons demander l’éclaircissement de cette question; une semblable hypertrophie osseuse est-elle conciliable avec le diagnostic d’eléphantiasis.
Pathogénie. — Nous avons vu que la plupart des cas d’éléphantiasis présentaient à leur genèse une affection streptococcienne. Or, dans notre cas, il en est ainsi. Celle-ci provoque une dermite érysipélateuse, celle-là une lymphangite plus intense, et enfin par la répétition des accès, on arrive à une lymphangite chronique.
Source : Gallica

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