Résumé

Nicolas Pétroff Des ruptures traumatiques intra-péritonéales du rein (1901)

Mais la chose capitale, la caractéristique dans les ruptures intra-péritonéales du rein, c'est répanchement sanguin ou uro-hématique intra-péritonéal. Le péritoine rompu, l’hémorragie rénale (interne) se fait dans la cavité péritonéale, en quantité très abondante. L’épanchement est donc le plus souvent très abondant et, si rien n’arrête l’hémorragie rénale, le malade mourra de cette hémorragie. Si elle s’arrête, c’est l’infection qui guette le péritoine et la suppuration de l’épanchement sanguin.
Source : Gallica

Nicolas Pétroff Des ruptures traumatiques intra-péritonéales du rein (1901)

Mais d’où vient l’épanchement ? Car il peut provenir de la rupture du foie, de la rate, de l’intestin, etc. ; c’est là le véritable diagnostic à faire. Comme nous l’avons dit plus haut, lorsqu’un agent vulnérant a porté sur la région du rein et qu’une douleur lombaire s’irradiant et une hématurie appréciable s’ensuivent le diagnostic de rupture ou contusion du rein est' presque certain. Supposons maintenant qu’il y ait séparation de l’uretère et du rein, bouchure par caillots sanguins du même canal, rétention d’urine par les caillots sanguins dans la vessie, l’hématurie alors fera défaut.
Source : Gallica

Nicolas Pétroff Des ruptures traumatiques intra-péritonéales du rein (1901)

Les autres complications : abcès du rein, abcès péri-néphrétiques sont non moins dangereuses, car, en fin de compte, elles aboutissent aussi à la péritonite ou bien constituent des foyers purulents des plus graves.
Il est évident que l’état de santé antérieur du malade influencera beaucoup le pronostic. Un homme vigoureux résistera bien mieux au choc, à l’hémorragie, même à l’infection qu’un homme chétif, anémié ou prédisposé aux suppurations par un mauvais état général dû à la tuberculose ou autres maladies infectieuses.
Source : Gallica

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