Léopold Micé De la fièvre charbonneuse et des moyens d'en préserver les animaux et… (1883)

Si on ouvre le corps des animaux qui ont succombé à la fièvre charbonneuse, on est frappé de la couleur du sang, qui offre dans les artères comme dans les veines la teinte noire qu'il n'a habituellement que dans ces derniers vaisseaux; ce sang est, en outre, épais et visqueux comme de la gelée de fruits; on l'a comparé à de la poix noire en fusion; il communique à tous les organes des nuances sombres; on dirait que la chair de l'animal est cuite. C'est à cette couleur générale des parties solides et du liquide qui les baigne, qu'est dû le nom de charbon.
Source : Gallica

Léopold Micé De la fièvre charbonneuse et des moyens d'en préserver les animaux et… (1883)

Si la quantité des bactéridies est très faible, s'il n'y en a qu'une par exemple qui ait pénétré dans le sang, et si le nombre des globules est énorme (comme il advient chez le bœuf) , il pourra se faire que ceux-ci l'emportent et que la maladie ne parvienne pas à s'implanter ou ne dure pas longtemps sur l'animal nouveau. Mais, sur le mouton, la bactéridie triomphe toujours, et tout animal charbonneux est un animal mort. Il meurt, on le voit, faute d'oxygène, comme s'il avait été étranglé, pendu, étouffé, noyé, mis dans le vide ou porté dans les plus hautes régions de l'atmosphère.
Source : Gallica

Léopold Micé Des conditions de maintien des familles dans les rangs élevés de la société sous le régime démocratique actuel… (1881)

Mais enfin ! nous ne pouvons pas empêcher les choses d'être; nous vivons, à tort ou à raison, sous un régime de suffrage universel : je me propose de rechercher avec vous, jeunes gens, quelles sont les conditions nouvelles imposées par ce régime aux classes moyennes et supérieures de la société. C'est à ces classes que vous appartenez, car on n'aborde pas la pension Mauras quand on est encore dans le dénûment; on n'y vient qu'après avoir fait des économies, qu'après avoir grandi, ou qu'alors qu'on fait partie, dès longtemps déjà, des catégories fortunées de la société.
Source : Gallica

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