Édouard Chappet

Résumé

Édouard Chappet Étude sur les climats (1883)

L'humidité est, après la température, la condition atmosphérique qui contribue le plus puissamment à différencier les climats. L'eau qui s'évapore à la surface des mers, des fleuves et des lacs, est répartie par les vents sur toute la surface du globe, car au-dessus de toute nappe d'eau, et même au-dessus des surfaces glacées, il se forme de la vapeur d'eau, à la condition que l'air n'en soit pas déjà saturé, c'est-à-dire n'en contienne pas toute la proportion qu'il peut absorber, sans qu'il y ait précipitation d'humidité et formation de brouillards, de pluie ou de neige.
Source : Gallica

Édouard Chappet Étude sur les climats (1883)

Tout le monde sait que la température décroît en même temps que la densité de l'air, à mesure qu'on s'élève au-dessus du niveau de la mer. Ainsi une haute montagne, située dans les régions équatoriales, présente de sa base à son sommet un abrégé, et, pour ainsi dire, un échantillon de tous les climats, depuis celui des régions les plus chaudes avec sa puissante végétation, sa flore et sa faune si brillantes et si variées, jusqu'à celui des régions polaires, représenté par les neiges éternelles et l'absence complète d'êtres vivants.
Source : Gallica

Édouard Chappet Étude sur les climats (1883)

Si la terre était un globe parfaitement régulier, offrant partout une surface de même nature et entièrement unie, c'est-à-dire sans alternatives de continents et de mers, de plaines et de montagnes, la température serait partout rigoureusement en rapport avec la latitude et, d'après le calcul du mathématicien Lambert, le maximum de chaleur, étant conventionnellement évalué à 1000 sous l'équateur, ne serait plus que de 923 sous les tropiques et de 500 au cercle polaire.
Source : Gallica

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