Résumé

Dujardin La Chaleur et l'humidité à la surface de la terre… (1867)

Ces forêts s'étendent au loin, sur les montagnes secondaires, les plateaux et les plaines elles-mêmes, au nord-ouest, au nord et à l'est des Alpes, en France, en Suisse, et en Allemagne. Là aussi elles conservent l'humidité, là aussi elles entretiennent cette évaporation lente et modérée qui produit les brumes légères du nord, et ces pluies fines et douces si chères aux agriculteurs.
De la Moravie au Danemark, et de la Suisse
à la mer du Nord, l'Europe présente à chaque pas de magnifiques tapis de verdure.
Source : Gallica

Dujardin La Chaleur et l'humidité à la surface de la terre… (1867)

Cette nouvelle mer, Messieurs, c'est la mer du Nord; ces fleuves ce sont l'Elbe, le Weser, le Rhin, la Meuse, l'Escaut; ces pays, l'Allemagne du nord, la Hollande, la Belgique, les provinces occidentales de Prusse, bientôt la France. Ici encore, le long de la mer, on trouve des lacs, des marais, des tourbières et des dunes ; ici encore les rivages sont tellement bas qu'en plusieurs endroits, comme en Hollande, il a fallu endiguer la mer; ici encore les brouillards couvrent le pays de leur manteau humide, mais le voisinage de l'Océan et les
vents d'ouest ont considérablement atténué le froid.
Source : Gallica

Dujardin La Chaleur et l'humidité à la surface de la terre… (1867)

Ces neiges et ces glaces sont dites éternelles, mais il y a dans cette expression un abus de langage. Elles ne le sont pas du tout. Ce-qu'il y a de vrai, c'est qu'en toute saison, ces massifs gigantesques en supportent des quantités énormes.
C'est un approvisionnement d'eau que la Providence nous ménage. Pour que les glaciers glissent dans les vallées, il faut en effet qu'une fonte s'opère à leur surface de contact avec la terre, par suite de la température plus élevée du sol. D'un autre côté, la chaleur solaire entame leur surface supérieure par la liquéfaction et par l'évaporation.
Source : Gallica

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