Résumé

Portrait de Jules Jamin Jules Jamin Les Vents et la Pluie, essai de Météorologie

C’est là que l’air est le plus chaud, c’est là aussi qu’il est le plus léger, et c’est là qu’il s’élève, comme il le fait dans nos cheminées, enveloppant le globe d’un anneau de gaz ascendant : c’est l’anneau ou la zone d’aspiration ; c’est la cheminée d’appel de l’atmosphère.
Elle entraîne les couches d’air qui bordent l’équateur. Mises en mouvement, celles-ci, à leur tour, attirent l’air des latitudes plus élevées, et l’appel, se transmettant de proche en proche, engendre dans les couches inférieures de l’air un mouvement d’ensemble qui les transporte du nord et du sud vers l’équateur.
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Si l’herbe des champs se refroidit, elle condense la vapeur à sa surface en gouttelettes de rosée ; si c’est l’air d’une vallée, l’eau se réunit en vésicules trop petites pour tomber, assez nombreuses pour obscurcir l’air : c’est un brouillard. Ce phénomène se produit-il dans les couches élevées de l’atmosphère, le brouillard, sans changer de nature, prend un autre nom, celui de nuage, et quand on le voit de loin dans les hauteurs transparentes de l’air, les rayons du soleil lui donnent un éclat vif et doré qu’il partage avec les neiges élevées ou les voiles lointaines.
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Il ne faut pas croire que l’immense quantité d’air qui s’est élevée à l’équateur vienne tout entière se concentrer au-dessus des pôles pour se précipiter ensuite en tombant dans une sorte d’entonnoir étroit. Si les choses se passaient ainsi, l’énorme masse de gaz y prendrait une vitesse prodigieuse, elle imprimerait par sa chute à la terre et aux mers polaires une désastreuse impulsion.
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