Résumé

R. Radau Le Rôle des vents dans les climats chauds

Là, dit M. Pauly, comme dans les pays les plus sains de l’Europe, l’immigrant européen n’a rien à redouter du climat ni du sol : il peut défricher la terre et travailler de ses propres bras sans avoir besoin de recourir au travail de l’esclave ou des coulies, ainsi qu’il est forcé par le climat de le faire aux Antilles. Là, au lieu de perdre rapidement ses forces et de se sentir dominé par une atmosphère intoxicante, l’Européen se sent vivre avec bonheur dans un air éminemment salubre, et là sa santé ne dépend plus que de sa conduite et de sa valeur morale.
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R. Radau Le Rôle des vents dans les climats chauds

Le versant atlantique de l’Amérique centrale n’est qu’une bande étroite de plaines horizontales et fangeuses qui longent le pied de la cordillère, laquelle par une pente abrupte s’élève brusquement à quelques milliers de mètres. C’est « l’enfer des terres chaudes ; » la montagne le sépare des heureuses régions de l’intérieur, doucement inclinées vers le Pacifique et couvertes de cultures et de villages. La chaleur et l’humidité donnent à cette bande d’alluvions de la côte une fertilité sans égale ; mais un climat meurtrier en éloigne l’émigrant européen.
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R. Radau Le Rôle des vents dans les climats chauds

Quelle que soit l’idée qu’on se fasse de la nature des miasmes qui produisent les épidémies, — que ce soient des spores d’une algue, des germes d’infusoires ou de simples exhalaisons du sol, que chaque maladie ait son miasme particulier ou qu’une même forme morbide puisse résulter d’une atmosphère contaminée par des causes diverses, — il est certain que de puissans courans atmosphériques, en balayant le sol, renouvellent l’air et enlèvent les principes délétères.
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