Théophile David

Résumé

Théophile David Les microbes de la bouche (1890)

L'alimentation amène d'autres modifications ; on connaît l'odeur de l'ail, de certains vins, du lait aigri; l'haleine des ivrognes et des fumeurs a une odeur qu'il est inutile de décrire. Mais qu'il survienne une légère inflammation, une ulcération de la muqueuse, une perte de substance de l'émail, une plaie de la gencive, et aussitôt les microbes pénètrent dans les tissus, quel que grande que soit leur consistance, s'y développent et y produisent des fermentations; or nous avons vu que la fermentation est le mode d'action des microbes anaérobies ; c'est la cause de la fétidité de l'haleine.
Source : Gallica

Théophile David Les microbes de la bouche (1890)

Les cultures sur milieux solides facilitent enfin l'isolement des germes. Si, après avoir ramolli à une douce température un tube de gélatine, on l'ensemence et on l'étalé ensuite sur une plaque de verre, la gélatine ainsi étalée se solidifie; chaque germe inoculé se développe isolément pour son compte, en donnant une colonie particulière qui ne se confond pas avec les voisines. En semant une de ces colonies sur un milieu quelconque, on est sûr d'obtenir une culture pure du microbe qu'elle représente.
Source : Gallica

Théophile David Les microbes de la bouche (1890)

On apprend encore bientôt que la salive normale contient des microbes qui, arrivant dans le poumon, y provoquent la pneumonie; c'est par la bouche encore que pénètrent dans le tube digestif, avec les aliments et les boissons, les microbes de la fièvre typhoïde, du choléra, etc., c'est par elle que sortent les bacilles de la tuberculose laryngée ou pulmonaire; et ainsi l'on arrive à cette conclusion que presque tous les microbes de la pathologie humaine séjournent dans la bouche, que « la bouche est le réceptacle des microbes ».
Source : Gallica

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