Résumé

René Appert Du rôle de l'organisme dans la pathogénie de quelques maladies infectieuses (1893)

C'est un fait bien connu en clinique que la néphrite est d'autant plus grave que le rein était plus altéré, antérieurement à l'infection.
En général la lésion infectieuse rénale n'est pas en rapport avec le degré de l'infection, mais plutôt avec le degré d'altération du rein.
Ainsi que le dit M. Caussade (1) dans son excellente thèse, il est probable qu'il ne faut pas chercher la gravité de la néphrite pneumonique dans le caractère plus ou moins infectieux de la pneumonie, mais dans l'état de l'organisme du sujet infecté et dans l'état du rein.
Source : Gallica

René Appert Du rôle de l'organisme dans la pathogénie de quelques maladies infectieuses (1893)

« On ne naît pas tuberculeux, on naît tuberculisable ». La mère ne transmet pas le bacille en nature à son foetus, mais seulement la prédisposition à recevoir le germe. Ce n'est point la maladie qui est héréditaire, a-t-on dit, c'est le malade qui est héréditaire. L'enfant reçoit de ses parents un organisme déchu, une viciation organique spéciale, un ensemble d'attributs physiques, chimiques et dynamiques, qui font son aptitude à la tuberculose.
Source : Gallica

René Appert Du rôle de l'organisme dans la pathogénie de quelques maladies infectieuses (1893)

Mais nous savons que nous possédons en nous beaucoup de germes pathogènes, sans en être atteints tant que l'organisme conserve son intégrité. Il faudra donc s'attacher à maintenir cet état d'immunité et chercher à le rétablir dès qu'il sera troublé. Il est bien démontré en effet, que tous les moyens capables d'entretenir l'organisme en pleine santé, de fortifier la résistance vitale, d'élever le taux de la nutrition sont les meilleurs moyens prophylactiques à opposer aux maladies infectieuses. L'homme sain n'est pas hospitalier pour le microbe, dit M. Bouchard.
Source : Gallica

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