Bacille d'Eberth

Définition et enjeux

Raymond Gèzes De la Recherche du bacille d'Eberth dans les eaux de boissons… (1902)

« Le bacille typhique, quels que soient la période de la maladie et le pouvoir agglutinant sur le bacille d’Eberth, n’agglutine ordinairement pas le bacille d’Esserich. Lorsque le sérum des typhiques agglutine le bacille Goli, c’est à un degré très faible, qui n’a pas de rapport avec l’intensité et les variations du pouvoir agglutinant de ce même sérum sur le bacille d’Eberth et paraît sans grande signification, puisque même des sérums non typhiques peuvent donner une agglutination analogue et même plus accusée ».
Source : Gallica

Raymond Gèzes De la Recherche du bacille d'Eberth dans les eaux de boissons… (1902)

On peut objecter que le bacille d’Eberth sera bien plutôt celui qui ne poussera pas ou poussera très difficilement sur le bouillon sérum Eberth. Et nous répondrons encore que là même le phénomène d’agglutination intervenant, tout bacille qui poussera pourra très bien être un Eberth, par la seule raison que certains Eberth, d’ailleurs très authentiques, sont à peine agglutinables et même quelquefois ne peuvent être agglutinables qu’après passage en péritoine de cobaye ou ensemencements nombreux ayant pour but d’exalter leurs propriétés.
Source : Gallica

Traité pratique de médecine clinique et thérapeutique… (1895)

Étiologie. — BACILLUS TYPHOSUS. — S'il y a une unité de lésion, il y a aussi une unité de cause obligée, unique, caractéristique et spécifique : l'agent infectieux bacillaire.
La découverte du bacille d'Eberth (1880) est actuellement à l'abri de toute contestation : microbe virulent engendré en nous par transformation ou introduit en notre organisme à l'état parfait par diverses voies; c'est à lui seul, par ses sécrétions ou toxines, auquel il faut rapporter l'infection typhoïde au caractère spécifique, puisqu'il fournit toujours la même unité morbide.
Source : Gallica

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