Résumé

Amable Coissard L'Infection éberthienne et la glande thyroïde (1902)

Si on veut creuser plus profondément le problème et fixer la pathogénie des goitres aigus apparaissant au cours de la fièvre typhoïde, on se trouve en face d’obscurités où l’histologie seule pourra faire le jour. Il faudrait, en effet, pour lever les doutes que le microscope montrât dans la trame de la glande thyroïde enflammée, dans le pus issu de sa fonte purulente, le microbe typhique, le bacille d’Eberth ou de Klebs.
Source : Gallica

Amable Coissard L'Infection éberthienne et la glande thyroïde (1902)

L’homme bien portant n’est pas un milieu bien favorable au développement des microbes pyogènes. Dans l’étiologie des suppurations locales, nous trouvons le plus souvent une diminution de la résistance des tissus, soit par suite d’une modification générale de l’organisme, soit par suite d’un traumatisme ou d’une altération locale. Tout le monde se rappelle la célèbre expérience de Chauveau dans laquelle ce savant a fait voir que l’opération du bistournage, suivie de l’infection intraveineuse de la septicémie gangreneuse permet au microbe de se développer dans le testicule.
Source : Gallica

Amable Coissard L'Infection éberthienne et la glande thyroïde (1902)

Nous verrons que cet agent, le plus souvent le bacille d’Eberth, peut être un microbe phlogogène banal. Nous chercherons aussi à montrer comment cet agent pénètre dans le corps thyroïde. Mais à côté de cette cause vraiment efficiente qu’est le microbe nous devons signaler des causes secondaires nous expliquant jusqu’à un certain point pourquoi l’agent infectieux a élu domicile dans la glande et pour-quoi il s’y est développé. Pour que la complication survienne, il faut qu'il existe dans la glande thyroïde un point d’appel pour les germes pathogènes.
Source : Gallica

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