Louis Pernin

Résumé

Louis Pernin Chorée et fièvre typhoïde (1904)

De tout temps on a remarqué que les maladies intercurrentes, les maladies fébriles surtout, exercent une influence sur révolution de la chorée. La chorée de Sydenham, étant une maladie du jeune âge, les affections intercurrentes, le plus souvent signalées, devaient être celles que l’on observe de préférence chez les enfants, et, en effet, les fièvres éruptives (rougeole, scarlatine, variole) ont fourni de nombreux cas à l’observation. La fièvre typhoïde, au contraire, n’a pas de prédilection pour le jeune âge et il a été donné bien peu souvent de l'observer au cours d’une chorée.
Source : Gallica

Louis Pernin Chorée et fièvre typhoïde (1904)

Par quel mécanisme ces toxines peuvent-elles modifier les mouvements choréiques? Pour comprendre leur mode d’action, il faut nous reporter à la pathogénie et à la physiologie pathologique de la chorée.
La chorée est une névrose, c’est-à-dire une maladie nerveuse dont les lésions ne sont pas connues. Les lésions cardio-pulmonaires ou cérébro-spinales que l’on a voulu donner comme propres à la chorée, sont bien plutôt le fait des maladies intercurrentes, qui ont causé la mort du malade.
Source : Gallica

Louis Pernin Chorée et fièvre typhoïde (1904)

Il n’est pas irrationnel de croire que c’est à ces poisons morbides, bien plus qu’à l’élément fébrile qu'il faut rapporter la cause de cette influence. » Triboulet est plus affirmatif : « L’action des maladies intercurrentes sur la chorée, s’explique par les poisons microbiens. » L’infection est un élément propre à chaque maladie, et les poisons microbiens diffèrent avec chacune d’elles. Ainsi s’expliquerait
l’action différente, qu’exercent sur les névroses les maladies intercurrentes.
Source : Gallica

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