Résumé

Jean Pellet Quelques réflexions sur le rôle de l'élément grippal dans les maladies infectieuses (1905)

Dans la fièvre typhoïde, le malade conserve, pendant les premiers jours, la première semaine, un faciès fébrile, mais non amaigri : ce n’est guère qu’à la période d’état que le faciès revêt le caractère de stupeur connu. Ici, au contraire, nous voyons de suite survenir non pas de la stupeur, mais un teint plombé, une figure triste, anxieuse, de teinte jaunâtre, terreuse, avec rétraction des traits, mais ce qui nous frappe surtout c’est l’amaigrissement rapide, qui ne tarde pas à survenir et simule plutôt le faciès du cachectique fébricitant.
Source : Gallica

Jean Pellet Quelques réflexions sur le rôle de l'élément grippal dans les maladies infectieuses (1905)

Résumons brièvement ce que nous venons de dire pour la grippe, en quelques propositions. Ce qui nous a le plus frappé jusqu’ici, c’est :
a) La brusquerie du début, tantôt marqué par un frisson brusque, solennel, analogue à celui de la pneumonie, d’autrefois encore par de violentes douleurs névralgiques, d’autres fois encore par de soudaines indigestions, des nausées, des vomissements.
b) L’allure de la température. La fièvre de la grippe est essentiellement intermittente, (parfois même régulièrement) . L’accès de fièvre grippale simule à s’y méprendre l’accès paludéen.
Source : Gallica

Jean Pellet Quelques réflexions sur le rôle de l'élément grippal dans les maladies infectieuses (1905)

Enfin, la convalescence est longue dans les maladies infectieuses étudiées, souvent plus longue que la maladie elle-même. « Le malade n’a aucun ressort, subit sans réaction les événements, n’a aucun goût au travail. L’apathie est, en effet, profonde, l’esprit paresseux, la tête lourde. Souvent ce n’est que lorque le malade a pu prendre quelque repos à la campagne, dans l’oisiveté la plus absolue, changer d’air, qu’il se retrouve. » N’est-il pas permis de voir là encore l’empreinte de la grippe?
Source : Gallica

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