Bleu de méthylène

Définition et enjeux

Paul Lefert Lexique-formulaire des nouveautés médicales et biologiques… (1898)

Bleu de méthylène. — Dérivé coloré de l'aniline. — Poudre amorphe, brunâtre, sans saveur, très soluble dans l'eau, l'alcool, donnant en solution à 1 p. 1000 une couleur azurée.
Le bleu de méthylène est sans action sur la peau, mais irritant pour les muqueuses. — Son administration
par voie gastrique peut être suivie de vomissements, liarrhée, anurie, albuminurie, ténesme vésical, etc.
Source : Gallica

Mémoires publiés à l'occasion du jubilé de… (1921)

Celte deuxième proposition ne paraît pas évidente; mais il est facile de l'établir expérimentalement en montrant que les solutions nutritives réduisent le bleu de méthylène.
On introduit, à cet effet, dans les flacons de culture, des solutions d'entretien franchement teintées de bleu. On constate que la réduction du colorant peut se faire en moins de 24 heures si les racines forment un lacis serré, et si les conditions atmosphériques sont favorables à la végétation
Source : Gallica

A Lavenant Manuel des maladies des reins et des capsules surrénales (1906)

Le bleu de méthylène (Castaigne) à l'état normal est transformé dans le sang en un leuco-dérivé qui traverse en nature les glomérules et régénère ensuite du bleu grâce à l'oxydation des cellules épithéliales. Dans son passage au travers du rein, le bleu ainsi régénéré est en partie résorbé par les cellules.
Arnold, Gurwitsch, Policard admettent, au contraire, que le bleu de méthylène est excrété, au moins en partie, par l'épithélium des tubes contournés, mais ils n'osent se prononcer d'une façon ferme sur la sécrétion de la matière colorante au niveau du glomérule. .
Source : Gallica

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