Fixation (biologie)

Définition et enjeux

Georges Rubenthaler Précis de technique histologique et cytologique (1908)

Natura non facit saltus, faisant table rase de la sensibilité de la matière vivante et des réactions qu'elle oppose aux agents extérieurs, cette méthode de fixation, si méthode il y a, inflige en réalité à la cellule vivante le changement de condition le plus violent, le plus ignoré de la nature qu'on puisse imaginer. Malgré cette violence, aucun trouble structural ne pourrait se produire si la fixation était assez puissante pour tuer instantanément les tissus, y empêchant toute modification dès l'instant précis du contact.
Source : Gallica

Portrait de Claude Bernard Claude Bernard De la physiologie générale

Les phénomènes d’organogénèse ou de création organique ne sont donc ni plus ni moins mystérieux pour le physiologiste que tous les autres. Ils résident dans des élémens histologiques caractérisés, et ils ont leurs conditions physicochimiques d’existence bien déterminées.
L’élément de création organique des êtres vivans est une cellule microscopique, l’ovule ou le germe. Cet élément est sans contredit le plus merveilleux de tous, car nous voyons qu’il a pour fonction de produire un organisme tout entier. On ne s’étonne plus des phénomènes qu’on a sans cesse sous les yeux
Source : Wikisource

Portrait de Wilhelm Preyer Wilhelm Preyer Éléments de physiologie générale (1884)

La transformation de la biologie morphologique par la THÉORIE CELLULAIRE et le perfectionnement du microscope a, d'un tout autre côté, admirablement favorisé les progrès de la physiologie. La doctrine de la vie des cellules, ou des organismes élémentaires, a pris déplus en plus d'importance dans l'étude de tous les phénomènes de la vie, surtout depuis la constitution de la pathologie cellulaire.
Source : Gallica

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