Abel Joire

Élements biographiques

Abel Joire Introduction à l'étude de la physiologie… (1863)

Si l'âme est pour les uns un principe immatériel adhérent à l'organisme qui est à la fois son œuvre et son instrument, elle est, pour les autres, le résultat de l'organisation, son acte, son produit. Si, pour les premiers, elle est une réalité substantielle, cause, soit de la vie et de l'intelligence à la fois, soit des actes isolés de l'intelligence et de la volonté ; pour les seconds, elle n'a pas d'existence réelle ; les phénomènes que le langage vulgaire lui attribue ne sont que les manifestations de l'organisation vivante en action.
Source : Gallica

Abel Joire De la dignité de la profession médicale… (1866)

De là découle ce fait que la dignité est complètement subordonnée au dévouement, au sacrifice.
On conçoit qu'au point de vue de l'économie sociale, il doive en être ainsi ; car si la dignité, sous une autre acception, peut être définie le témoignage de vénération rendu par l'homme à l'homme, le dévouement à la société doit seul en être l'objet.
Tout acte qui n'a pour fin que l'intérêt personnel n'a pas droit à ce titre, et quiconque fait valoir à cet égard les sacrifices dirigés uniquement par l'égoïsme, commet une erreur ; la société ne lui doit rien, il n'a rien fait pour elle.
Source : Gallica

Abel Joire De la dignité de la profession médicale… (1866)

Le médecin est à son poste, il voit tout et pourvoit à tout ; au milieu des plus terribles ravages il cherche toujours ce qui peut conjurer le mal, et, ne perdant jamais tout espoir, il n'hésite pas à demander aux affreux débris de la mort le secret de tant de victimes. Cette recherche, la plus dangereuse et la plus importante à la fois ne l'a jamais rebutée, et c'est à elle qu'on a dù une notion plus complète du mal et le succès parfois de médications jusques-là ignorées. Mais aussi que de victimes d'un pareil dévouement!...
Source : Gallica

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