Résumé

Jules Bourgès Notice sur le Soudan français et le Tonkin… (1893)

Les nuits du Soudan sont faites pour le plaisir. Le ciel bleu de ces contrées est légendaire, et n'était la fièvre traîtresse qui, elle, n'a ni trêve ni repos, on serait charmé de vivre dans un pays préservé, pendant la moitié de l'année, contre les perturbations atmosphériques de notre climat. Toute la durée de la saison sèche se passe en réjouissances naïves, au son de la musique assourdissante dont les peuples primitifs n'ont pas seuls le monopole.
Source : Gallica

Jules Bourgès Notice sur le Soudan français et le Tonkin… (1893)

« Nous remarquons en pénétrant dans la partie basse du Tonkin la densité de la population, la fertilité du sol et le parti qui en est tiré; la richesse de cette contrée nous frappe. Mais ce qui nous étonne encore le plus, c'est de trouver à Hanoï une des plus jolies villes de l'Extrême-Orient, de voir ce que des Français ont su créer en cinq ans en dépit de tous les obstacles. »
En agriculture les Tonkinois sont passés maîtres ; nous avons peu de choses à leur enseigner: leur Delta est cultivé comme un jardin.
Source : Gallica

Jules Bourgès Notice sur le Soudan français et le Tonkin… (1893)

Le Sénégal, le Niger, et leurs nombreux affluents, roulent une eau claire, limpide, agréable au goût, digestible, ayant en un mot tous les caractères de l'eau potable. Quand arrive l'hivernage, les marigots desséchés deviennent d'impétueux torrents, les rivières se troublent, les fleuves déversent le trop-plein de leur lit dans les vallées, et l'eau que l'on trouve alors est sale, boueuse, chargée de matières terreuses. Elle renferme des produits organiques abondants qui altèrent sa qualité, mais les animaux peuvent en boire sans qu'il en résulte des troubles appréciables pour leur santé.
Source : Gallica

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