Résumé

Le Haut Sénégal et le Niger (1906)

D’ailleurs, en l’étal actuel de la vie économique et sociale chez les noirs du Soudan, on peut soutenir cette opinion que l’impôt de capitation n'est, pas trop éloigné de l' impôt proportionnée.
C’est qu’en effet le chef de case, le chef d’exploitation indigène paie en réalité l’impôt personnel de tous les domestiques et employés qui travaillent et produisent, pour son compte, soit en cultivant ses propriétés, soit en gardant ses troupeaux. C'est dire qu'il paie proportionnellement à la production, par suite à la fortune, qu'il détient.
Source : Gallica

Le Haut Sénégal et le Niger (1906)

La création de routes nouvelles et de marchés, l’exécution de gros travaux, comme la construction du chemin de fer, exigeant une main-d’oeuvre considérable, l’extension prise par le commerce du caoutchouc qui, chaque année, amène dans la colonie des acheteurs de plus en plus nombreux, enfin l’obligation pour l’indigène d’acquitter son impôt en numéraire n’ont pas peu contribué à cette diffusion rapide.
Source : Gallica

Le Haut Sénégal et le Niger (1906)

D’une manière générale, toutes les forêts de gommiers (kraba) qui couvrent une partie du désert sont regardées par les Maures comme des endroits sacrés, où l’étranger ne saurait pénétrer impunément, et où le bris d’un arbre attire sur le coupable un châtiment terrible, voire même la mort.
Les cercles de Tombouctou et d’Issa-Ber produisent aussi de la gomme, en particulier les provinces du Kissou et du Gourma. Sa valeur et sa qualité sont supérieures à celle du Sahel, connue plus spécialement sous le nom de gomme de Galam.
Source : Gallica

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